Ce projet répondait à deux constats majeurs : la pénurie de produits exportables dans l’archipel et l’exemple probant du succès de la perliculture en Polynésie orientale. L’initiative a bénéficié d’un financement du Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR).

Création d’une écloserie et d’une nourricerie

Les premières études menées dans les Îles Gilbert ont révélé la très faible présence de Pinctada margaritifera, l’huître perlière à lèvres noires, aggravée par un faible recrutement naturel des naissains. Cette observation a conduit les chercheurs à privilégier une production en écloserie pour espérer développer la filière perlicole.

En 1995, une écloserie a été mise en place sur l’île de Tarawa, complétée par une nourricerie sur l’île voisine d’Abaiang. Ces installations ont connu une expansion significative au fil des ans. Aujourd’hui, l’écloserie produit régulièrement de grandes quantités de naissains : au premier semestre 2003, deux cycles de production ont permis d’obtenir un total de 6,1 millions de naissains.

Le taux de survie des larves est particulièrement élevé, atteignant généralement entre 30 et 50 % pendant leur élevage. Les infrastructures de nourricerie et de grossissement peuvent désormais accueillir près de 80 000 huîtres, juvéniles et adultes, servant également de ferme de démonstration pour la formation du personnel.

Premières récoltes et expansion du projet

Un premier greffage expérimental a été réalisé à Abaiang en 2001, avec une première récolte de perles en 2003. Un second greffage, portant sur 10 000 huîtres, a été entrepris en août 2003.

Les activités du projet ont depuis été étendues à de nouveaux sites dans le lagon d’Abaiang et sur d’autres îles des Gilbert.

Un plan de développement structurant

L’essor de la perliculture à Kiribati sera renforcé par l’élaboration d’un plan de développement complet et la mise en place d’un Comité de coordination de l’huître perlière. Ce plan servira de cadre pour la filière, en impliquant largement la population locale et en intégrant les aspects techniques et politiques de son évolution.

Le Comité, réunissant les ministères concernés et diverses institutions, conseillera le gouvernement sur les mesures à adopter pour soutenir et structurer cette nouvelle filière.