Bien que récente à Zanzibar, la perliculture illustre comment la recherche scientifique peut soutenir des projets à la fois écologiques et économiquement viables.

En 2006, Maria Haws (Université d’Hawaii) et Narriman Jiddawi (Institute of Marine Science – IMS) ont initié des groupes de femmes de la péninsule de Fumba aux techniques de culture perlicole.

Le projet Sustainable Coastal Communities and Ecosystems, financé par l’USAID, a permis à l’Association des sciences de la mer de l’Océan Indien (WIOMSA), à l’IMS et à leurs partenaires de collaborer avec des groupes de femmes dans quatre villages proches de la Baie de Menai pour promouvoir la culture de la demi-perle (mabé).

Avant ce projet, ces femmes cultivaient des algues, travaillaient la terre ou ramassaient des coquillages pour un revenu mensuel moyen de seulement 40 Ă  50 USD, au prix de 5 Ă  7 jours de travail par semaine.

Premiers résultats prometteurs

En janvier 2007, un lot expérimental de 94 huîtres Pteria penguin a été greffé pour produire des demi-perles. Chaque huître a reçu deux à trois nucléi hémisphériques avant d’être placée dans des poches suspendues à un radeau à quatre mètres de profondeur, près de Bweleo.

Après un an, l’opération a permis d’obtenir 28 demi-perles de haute qualité. Plusieurs ont été vendues aux enchères lors d’un dîner de gala organisé en février au Palace Museum. Cette vente, co-organisée par la WIOMSA et l’IMS et animée par N. Jiddawi et A. Mmochi (IMS), a été inaugurée par la Ministre de la Condition féminine et de la Jeunesse, Asha Abdulla, et a permis de récolter 3 600 USD.

Vers une commercialisation touristique

Certaines des perles restantes ont été montées sur argent ou sur or et seront proposées à la vente aux 100 000 touristes qui visitent Zanzibar chaque année, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle source de revenus durable pour les communautés locales.