jeudi 29 novembre 2012
Lors d'une présentation organisée par le ministère des Ressources maritimes et la Maison de la Perle, ces derniers ont exprimé leur profond désaccord, dénonçant une tentative du gouvernement de prendre le contrôle de l'écosystème de la perle.
Aline Baldassari-Bernard, présidente du Syndicat professionnel des producteurs de perles (SPPP), souligne que si le projet paraît séduisant sur le papier, il reste irréalisable dans le contexte polynésien. Les acteurs de la filière, unis dans leur opposition, fustigent l'absence de concertation, regrettant que ce plan de sortie de crise ait été imposé de manière unilatérale par le gouvernement.
Inspiré du modèle du Consortium du jambon de Parme en Italie, le projet prévoit une restructuration complète du négoce de la perle de Tahiti d'ici juillet 2013, avec la création du Tahiti Pearl Consortium — une centrale d'achat à capital mixte — et d'une société internationale de distribution. Mais les professionnels s'inquiètent du coût élevé de la consultation, de l'éventuelle exclusion des acheteurs historiques japonais et chinois, ainsi que de l'intrusion politique dans une filière jugée déjà fragile.
En signe de protestation, les perliculteurs ont adressé un courrier officiel au Président Oscar Temaru, affirmant leur désapprobation face à ce qu'ils perçoivent comme une ingérence politique dans leur activité commerciale.
mardi 20 novembre 2012
Le GIE s’est fixé pour objectif de promouvoir ces événements sur le territoire polynésien.
Dans cette optique, le GIE Tahiti Pearl Auction a sollicité l'appui logistique et le partenariat de la Maison de la Perle pour accompagner l’organisation de cette première vente historique.
La présentation officielle des perles a débuté le vendredi 16 novembre 2012 dans les locaux de la Maison de la Perle, situés à la place Kohu Kino dans les jardins de Paofai. Les acheteurs peuvent découvrir les lots proposés jusqu'au mardi 20 novembre, entre 8h et 17h.
La vente aux enchères s’ouvrira officiellement le mercredi 21 novembre 2012 à 8h00, sous la présidence du ministre des Ressources marines, Temauri Foster, dans la salle Hibiscus de l'hôtel Intercontinental Tahiti. La journée se conclura par une soirée de clôture suivie d'un dîner.
Plus de 60 acheteurs internationaux venus du Japon, de Hong Kong, de Chine, du Canada et d'Europe, ainsi que des acheteurs locaux, participeront à cet événement. Pour cette grande première, près de 350 000 perles de culture de Tahiti seront mises en vente par le GIE Tahiti Pearl Auction.
samedi 3 novembre 2012
Cette opération, la cinquième en six mois, porte à 543 kg le volume total de nuclei interdits saisis à l'importation. Le contrôle rigoureux de la qualité des nuclei reste un enjeu fondamental pour l'avenir du secteur perlicole en Polynésie française.
Les nuclei saisis, issus du bénitier, génèrent des perles de piètre qualité, sans valeur marchande, car inaptes au travail de nacre. Leur utilisation est strictement proscrite par l'arrêté 1240/CM du 30 août 2007, qui définit les normes relatives aux nuclei autorisés. Ces cinq saisies représentent près de 435 000 nuclei prohibés, soit autant de perles qui auraient pu nuire à l’image d’excellence associée à la perle de Tahiti sur le marché international.
Conscientes de l'impact économique et de la fragilité du label "Perle de Tahiti", les autorités douanières, à la demande du ministère des Ressources marines, ont intensifié les contrôles. Ils portent désormais sur les nuclei importés, les perles en circulation dans le territoire et les exportations, pour garantir la préservation de la qualité polynésienne.
La collaboration étroite entre la douane et la direction des ressources marines a permis de mettre en place des procédures de contrôle sophistiquées, utilisant des technologies avancées pour l’identification des matériaux importés. Ces interventions répétées traduisent l'engagement des autorités à défendre un secteur vital pour l'économie polynésienne tout en respectant les normes environnementales internationales.