Une enquête menée auprès de 40 fermes perlicoles en Polynésie française révèle d’importantes différences de coûts de production. Le prix de revient moyen d’une perle diminue à mesure que la taille de la ferme augmente.

Pour les petites fermes (moins de 25 000 huîtres), le coût moyen de production d’une perle est deux fois plus élevé que celui des fermes détenant un stock supérieur à 200 000 huîtres. Les économies d’échelle se manifestent particulièrement lorsque les fermes possèdent entre 25 000 et 100 000 huîtres. Au-delà de ce seuil, les gains de productivité deviennent moins sensibles.

Influence des pratiques d’élevage

Une analyse de régression a permis d’identifier les pratiques influençant le taux de rebuts (perles sans valeur commerciale).

• Une densité élevée d’huîtres sur les cordages et une grande taille des huîtres au moment du greffage augmentent le pourcentage de rebuts.
• À l’inverse, laisser les huîtres greffées plus longtemps dans l’eau et les nettoyer plus fréquemment réduit le taux de rebuts.

Facteurs influençant le prix de vente

L’analyse met également en lumière les paramètres qui améliorent le prix de vente moyen des perles.

• Greffer des huîtres de plus grande taille permet d’obtenir des perles mieux valorisées.
• Un faible taux de mortalité post-greffage contribue également à une meilleure qualité et donc à un prix plus élevé.