jeudi 2 septembre 2010
Polynésie Française : Un Projet de Loi pour Assainir la Filière Perlicole
Une Réforme Structurelle pour la Filière Perlière
Le ministre des Ressources Maritimes, Temauri Foster, a soumis ce mercredi en Conseil des Ministres un projet de loi du pays ambitieux visant à restructurer en profondeur le secteur perlicole. Élaboré en étroite collaboration avec les professionnels, ce texte s'inscrit dans le plan global de réorganisation lancé par le gouvernement polynésien.
Objectif principal :
🔹 Lutter contre la fraude et les circuits parallèles
🔹 Restaurer la valeur de la Perle de Tahiti
🔹 Protéger les intérêts des perliculteurs locaux
Les Mesures Phares du Projet de Loi
Le dispositif prévoit six avancées majeures :
1ï¸âƒ£ Contrôle qualité obligatoire
→ Toute la production devra être certifiée avant commercialisation
2ï¸âƒ£ Encadrement strict des procurations
→ Sécurisation des dépôts et retraits de perles
3ï¸âƒ£ Traçabilité renforcée
→ Obligation de déclaration :
- Poids exact des lots
- Nombre de perles
- Prix de vente (marché local et export)
→ Certification obligatoire pour les pièces contenant plus de 5 perles
5ï¸âƒ£ Sanctions dissuasives
→ Retrait définitif de la carte professionnelle pour les fraudeurs
6ï¸âƒ£ Durcissement des peines pénales
→ Alourdissement des sanctions pour trafic
Une Mesure Complémentaire Essentielle
Ce projet s'articule avec le renforcement des contrôles à l'aéroport de Faa'a, créant ainsi un maillage complet :
✔ En amont : Certification de la production
✔ En aval : Surveillance des exportations
"Ces mesures permettront d'assainir durablement le marché et de redonner sa valeur à notre or noir", a déclaré le ministre Foster.
Perspectives Économiques
Les professionnels espèrent :
📈 Une remontée significative des cours
💰 Une meilleure rémunération pour les producteurs
🌠Un rayonnement international préservé
Ce texte, qui sera prochainement soumis à l'Assemblée de la Polynésie française, pourrait marquer un tournant historique pour la première industrie exportatrice du territoire.
"C'est par une régulation stricte que nous protégerons l'excellence de notre perle", a conclu le ministre, rappelant l'importance de ce secteur qui emploie près de 5 000 polynésiens.
