Les dernières Informations sur la Perliculture à Tahiti

samedi 10 août 2013

Maison de la Perle : Dissolution Confirmée pour Décembre 2013, Précisions Officielles du Ministère


Contrairement à certaines informations circulant, la fermeture de l’établissement interviendra en décembre 2013, et non en août. Ce délai supplémentaire offre cinq mois aux employés pour se préparer à leur reconversion professionnelle.

Concernant le budget attribué à l’établissement en 2013, les 735 millions de francs CFP annoncés incluent une subvention exceptionnelle de 500 millions CFP. Cette enveloppe avait été prévue pour la création de la SEM Tahiti Pearl Consortium sous l'ancienne administration. Le Ministère rappelle que les groupes autonomistes Tahoeraa et A Ti’a Porinetia ont voté la dissolution de cette SEM jugée trop onéreuse face aux contraintes budgétaires actuelles du Pays.

Aujourd’hui, la Maison de la Perle compte huit salariés. Parmi eux, une personne est détachée de l'administration et sera prochainement réintégrée dans son service d'origine. Les autres employés font l'objet de procédures de licenciement qui respecteront strictement le code du travail, avec une attention particulière portée au traitement humain de chacun.

Le Ministère insiste sur sa volonté de gérer cette transition dans le respect des règles sociales et de saluer l'engagement des équipes ayant œuvré au rayonnement de la perle de culture polynésienne à travers cet organisme.

jeudi 8 août 2013

Maison de la Perle : Une Dissolution au Nom de la Rationalisation de l'Action Publique


Cette décision, portée par le ministre des Ressources marines Tearii Alpha, a été validée lors d'une récente séance du Conseil des ministres.

Chargée de promouvoir et de protéger juridiquement la perle de Tahiti, l'institution avait également pour mission le tri, la classification et l’évaluation de la production perlière. Toutefois, une large part des professionnels du secteur avait exprimé des réserves sur son efficacité. Avec un budget annuel compris entre 250 et 300 millions de francs CFP — culminant à 735 millions en 2013 — l'utilité de l'établissement a été sérieusement remise en cause.

La dissolution de la Maison de la Perle s'inscrit dans une volonté plus large de "rationalisation de l’action publique", a précisé le vice-président Nuihau Laurey. Ce dernier a rappelé que la majorité des fonctions de l’établissement était auparavant assumée par la Direction des ressources marines, qui se chargera désormais de ces missions. Dans un contexte de rigueur budgétaire, le gouvernement a opté pour cette réaffectation afin de maîtriser les dépenses publiques.

Le vice-président a également annoncé que d'autres établissements publics sont actuellement à l'étude dans la perspective d'éventuelles mesures d'économie. Trois structures font l'objet d'une attention particulière pour une possible dissolution ou privatisation partielle. L’exécutif entend finaliser ce recensement avant la fin de l'année dans le cadre du Pacte de croissance discuté avec l’État. La réduction des dépenses publiques est érigée en priorité, et des privatisations ciblées pourraient émerger en fonction des conclusions des missions d'évaluation en cours.

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