samedi 5 janvier 2002
Les scientifiques écartent l’hypothèse de la maladie dans les mortalités d’huîtres à Penrhyn
Une mission d’investigation sur le terrain
L’aquaculteur Ian Bertram, mandaté pour identifier la cause de la mort de centaines d’huîtres et de pipi (Pinctada maculata), vient de présenter son rapport. Il s’est rendu sur place pour inspecter les exploitations perlicoles et analyser les symptômes. Son constat : rien n’indique la présence d’une maladie infectieuse.
Des conditions environnementales en cause
Selon Navy Epati, secrétaire aux Ressources marines, plusieurs facteurs se seraient combinés : une ponte massive des coquillages, une prolifération d’algues et une forte turbidité dans le lagon. Ces éléments auraient créé un environnement défavorable à la survie des huîtres.
« Les choses ne sont pas aussi dramatiques que nous le pensions », a déclaré Epati. « Nous avons aujourd’hui une meilleure idée de ce qui s’est produit et rien ne laisse penser à une épidémie. Certains coquillages touchés semblent même se remettre. »
Vers une surveillance renforcée
Pour éviter que de telles inquiétudes ne se reproduisent, Epati propose d’installer des balises de surveillance à Penrhyn et dans les autres lagons producteurs de perles. Ces équipements permettraient de détecter rapidement toute modification des conditions de l’eau et d’alerter les producteurs et les autorités avant que la situation ne s’aggrave.
