Un système de quotas pour un développement durable

La gestion de cette filière repose sur un système de quotas, conçu pour garantir un développement durable et prévenir tout impact négatif sur l’environnement. Ce système vise à assurer :

• des prélèvements durables dans le milieu naturel ;
• un impact minimal de la perliculture sur l’écosystème marin ;
• des rendements optimaux pour l’État grâce à une gestion rigoureuse des écloseries et à la préservation de la réputation des perles australiennes des mers du Sud, afin de maintenir des prix élevés.

Une filière structurée et génératrice d’emplois

Aujourd’hui, 16 sociétés détiennent une licence d’exploitation et exploitent au total 572 unités de production approvisionnées par le stock naturel et 350 écloseries. Ensemble, elles emploient environ 1 500 personnes dans la région isolée de Kimberley, au nord-ouest de l’Australie.

La conception, la mise en œuvre et le contrôle de la gestion de la filière sont confiés au département Perliculture du Service des pêches de l’Australie occidentale. Celui-ci supervise les prélèvements en milieu naturel et en écloserie, surveille l’état des stocks, gère la prévention et le traitement des maladies, veille au respect de la réglementation et assure l’éducation du public. Il attribue également les baux et licences des fermes perlicoles, qu’il administre directement.

Un secteur en mutation face aux défis mondiaux

Le département Perliculture apporte aussi un soutien opérationnel au Comité consultatif de la perliculture, créé par la loi sur la perliculture de 1990, et collabore étroitement avec la Pearl Producers Association, l’organisme représentatif de la filière.

Ces dernières années, le secteur a traversé des périodes difficiles. La baisse mondiale des prix des perles a conduit à une rationalisation de la production. L’attribution des zones marines aux fermes perlicoles est devenue un sujet de tension avec d’autres usagers de la région de Kimberley.

Un renforcement des obligations environnementales

La promulgation de la Environmental Protection and Biodiversity Conservation Act de 1999 a introduit une nouvelle exigence : les perliculteurs doivent désormais évaluer l’impact environnemental de leurs pratiques pour conserver leur droit d’exporter des perles. Anticipant cette réglementation, de nombreux producteurs ont mis en place leurs propres systèmes de gestion environnementale afin de sécuriser la durabilité de leurs activités.

Une monographie pour faire le point

Cette monographie met en lumière les principaux défis auxquels le secteur doit répondre et décrit les solutions mises en place grâce aux systèmes de gestion actuels.